Le courage d’être soi

On m’a souvent qualifiée de “courageuse” : pour avoir cassé des ponts quand les autres n’arrivaient pas à le faire, pour oser des contrastes qui, aux yeux des autres, étaient trop décalés, ou au contraire, pour ne pas avoir été au rendez-vous quand on m’y attendait.

Avec mon image de personne douce et ne faisant pas de vagues, j’ai souvent surpris par mon excès de franchise, d’impertinence et parfois de maladresse.

Au début, je ne comprenais pas pourquoi on appelait cela ‘du courage’, c’était pour moi plutôt des techniques de survie dans un monde trop conventionnel, trop cadré, procédurier, les seuls pas de côté que je me permettais à moi-même, pour ne pas trop fâcher cette autre partie de moi qui souhaitait voler librement.

Aujourd’hui je comprends : la plupart de personnes ne s’autorisent pas ce genre de mouvements libres, ils se figent dans une rigueur et une persévérance de leurs convictions, souvent tirées d’une éducation sans souplesse, qui au bout du compte écrase les besoins vitaux qui eux, ne sont pas toujours planifiés.

La plupart des gens se laissent tracter, les yeux fermés, par un fil vers leur objectif, dans l’espoir que le fait de l’atteindre fera d’eux des gens bien et heureux. Hors, ce qu’ils oublient, c’est que le bonheur c’est maintenant, que la vie est un processus et non une fin en soi. Que ce fil peut casser du jour au lendemain les laissant se retrouver face à eux mêmes, et alors qui sont-ils sans leur objectif ?

Je comprends maintenant que ces gens parlaient surtout de leurs peurs, et par conséquent de leurs envies cachées, car en effet, il faut du courage pour être soi, mais en pré requis, faut-il encore savoir qui l’on est, et puis s’entendre et y répondre. Et c’est bien à cette étape que le courage intervient, car pour se répondre il faut se positionner, et pour cela, faire des choix conscients, en renonçant parfois aux attentes des autres, aux normes familiales, sociétales, culturelles…

Il faut du courage pour penser, dire et faire avec son âme.

Il y a ce qu’on croit et ce qu’on veut se faire croire : il est bon d’en faire la différence, dans son propre langage et ses pensées. Être honnête envers soi, même si cela plaît moins au mental, même quand ce n’était pas au programme, souvent cela demande du courage et cela prend du temps, mais ça libère, durablement !

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller un matin et vous demander qui vous êtes vraiment ? D’être confus(e) quant à votre réelle envie face à une prise de décision ? Parfois c’est avec le recul qu’on a des prises de conscience, malheureusement trop souvent accompagnées d’un cri du corps (une maladie) fatigué de toutes ces histoires que la tête se raconte, car le corps lui ne ment jamais.

Et même si le libre arbitre n’existe pas à 100%, le corps nous livre la version la plus pure de notre propre vérité, qui peut être conscientisée au quotidien, à l’aide de :

– l’hypnose

– la PNL

– la kinésiologie

– la danse libre

– la sophrologie

– la pratique du yoga…

Entendre son corps parler, avant même qu’une pensée nous traverse, ces micro-signes : un inconfort dans le ventre, une pression dans la poitrine, une vibration dans les mains, un noeud dans la gorge, une chaleur au niveau du front…les entendre comme des sages et les laisser nous guider, afin de prendre soin de soi ou enclencher une action, mais dans tous les cas, en faire une priorité, faire de Soi une priorité.

Le soi démuni de tout avis extérieur, de l’emprise de ses propres croyances et schémas, celui qui nous relie à notre enfant intérieur, qui veut avec joie explorer la vie, simplement.

La vie est un voyage, avec un début et une fin. Ayons le courage de la vivre à la hauteur de notre dignité.

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