Dans la danse de couple, les rôles semblent, en théorie, bien définis : le danseur guide, la danseuse suit. En réalité, comme dans la vie, ce n’est pas toujours aussi binaire.
La danse devient véritablement agréable et belle lorsque, petit à petit, les deux partenaires sortent de leurs rôles et ne s’en préoccupent plus. C’est lorsque la coopération s’installe, que la danse prend tout son sens… jusqu’à ce qu’on ne sache plus qui guide qui. Et au fond, qu’importe ? Tant que l’harmonie est là.
Quand les rôles se mélangent
Dans la vie, c’est pareil. Entre deux personnes, il y en a souvent un qui est plus âgé, plus expérimenté, ou qui occupe un rôle “supérieur”. Je parle bien ici des relations de couple, mais pas seulement : cela vaut aussi pour les relations professionnelles, comme entre un manager et son collaborateur, ou un coach et son coaché.
On pourrait penser qu’une danseuse subit le guidage de son danseur, ou bien qu’elle trouve un confort dans l’absence de décision. Votre interprétation dépendra de vos biais cognitifs, de votre rapport à la hiérarchie, mais aussi de vos expériences passées.
Comment réagissez-vous face à une personne qui “donne le ton” ? Un supérieur, un expert, quelqu’un avec plus d’ancienneté ou de compétences… ? Comment vous positionnez-vous ?
Guider et être guidé : un équilibre à trouver
Et pourtant, il n’est pas plus simple de se laisser guider, que de guider. De plus, il y a une troisième option : celle d’apporter quelque chose à la relation. Quand je danse, je me dis : “Puisque c’est le danseur qui mène, qu’est-ce que je peux apporter moi à cette danse, de transformant ?” Harmonie, énergie, créativité… ?
Je peux vous assurer que même un danseur de haut niveau apprécie quand sa partenaire propose des idées, des choses imprévues. Quand vous rentrez dans un jeu où la danse devient spontanée, où vous oubliez la réflexion, où vous vous laissez aspiré par le moment présent, quelque chose de magique se produit : le FLOOOOOOWWW…
“Dis-moi comment tu danses et je te dirai qui tu es”
L’évolution de ma danse en couple reflète parfaitement l’évolution de ma relation aux autres, et à moi-même. Quand on débute, il y a cette pression : le danseur veut impressionner avec ses passes, la danseuse cherche à comprendre rapidement. Si l’un des deux a plus d’expérience, l’angoisse ou l’ennui peuvent pointer le bout de leur nez.
Dans les danses latines, j’ai d’abord joué le rôle de la partenaire “sage”, facile à guider. C’était fluide, mais sans surprises. Puis j’ai commencé à proposer des variantes, des changements de rythme… Et c’est là que notre danse a changé : elle est devenue plus intéressante pour nous, mais aussi pour ceux qui nous regardaient.
Dans la Salsa cubaine, il y a des moments où la musique invite à se séparer et danser seul. Au début, je me sentais un peu perdue, cherchant du regard la main de mon partenaire, pour retrouver ma place. Mais peu à peu, j’ai appris à prendre des risques. À me concentrer sur le plaisir de danser seule, à laisser libre cours à ce qui m’inspirait sur le moment. Et j’ai remarqué que cela devenait contagieux, que le lâcher-prise pouvait être amusant ET puissant !
La relation comme une danse : un jeu de connexion
Chaque relation peut devenir une danse, un jeu. Les rôles sont faits pour être déconstruits. Quand il y a cette connexion non verbale, quand on ose proposer des choses différentes de ce qu’on attend de nous, on entre dans une autre dimension de la relation. Une dimension où la curiosité et le lâcher-prise sont les maîtres mots. Ce n’est plus le contrôle qui prime, mais la confiance et la volonté d’explorer ensemble.
Qu’en pensez-vous ?
<3
Sur ce, je vous souhaite de belles danses en duo, pleines de complicité, de surprises et de plaisir. Et si vous célébrez la Saint-Valentin, que vous soyez en couple ou non, laissez-vous emporter par la magie de la danse de la vie !
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